Sophie

Mes débuts avec Mercy Ships datent de 2011. J’ai commencé comme hôtesse à bord de l’Africa Mercy pour une durée de trois mois. Une expérience qui m’a convaincue, à tel point que je n’ai plus quitté l’organisation ! Après différents rôles sur le navire et également un passage de plus de 3 ans au bureau de Mercy Ships à Lausanne, me voilà à présent de nouveau bénévole de l’Africa Mercy, cette fois dans le rôle de directrice des processus préparatoires pour notre mission 2018-2019 à Conakry, en Guinée, où je me trouve depuis le mois d’avril 2018.

En quoi consiste ton travail ?

Avec le soutien d’une équipe d’une dizaine de personnes, je dois m’assurer que tous les points du Protocole d’entente général, qui a été signé en mars 2017 par le gouvernement guinéen et Mercy Ships, soient mis en place avant l’arrivée du navire. Par exemple, nous devons régler tous les détails pour le séjour dans le port, organiser les futures sélections de nos patients, rénover deux bâtiments en ville – dont l’un sera utilisé par l’équipe dentaire et l’autre comme extension de l’hôpital de bord pour y héberger certains patients – et engager plus de 220 Guinéens qui nous épauleront durant toute la mission dans différents domaines, comme la traduction mais aussi pour des tâches pratiques ou techniques à bord. Autant dire que nos journées sont bien chargées et réservent leur lot de surprises et de défis !

Dans ce protocole, quels sont les engagements du gouvernement ?

Il faut savoir qu’une mission de l’Africa Mercy requiert au préalable une invitation formelle de la part du gouvernement. Il est important pour nous d’avoir le soutien des autorités aux plus hauts niveaux, car leur engagement tel qu’il est décrit dans le protocole n’est de loin pas minime. Par exemple, nous leur demandons de renoncer à nous facturer les frais portuaires pendant toute la durée de la mission, d’exonérer de taxes douanières tout le matériel et les médicaments qui arriveront principalement par conteneurs maritimes, d’exempter de frais de visa les quelques 1’000 bénévoles qui rejoindront le navire par avion, etc. Leurs efforts contribuent ainsi à diminuer nos coûts, ce qui n’est pas négligeable.

Comment allez-vous sélectionner les patients ?

Depuis plusieurs semaines, nous informons la population avec des prospectus et des annonces à la radio qu’une sélection de patients aura lieu dans la capitale, le 20 août, peu après l’arrivée du navire. C’est un événement qui risque d’attirer des milliers de personnes puisque nous communiquons que tout est gratuit, de la consultation aux soins post-opératoires, en passant bien entendu par l’opération en elle-même ! Cette journée sera suivie de quatre autres sélections à l’intérieur du pays, afin de permettre aux personnes vivant loin de Conakry d’avoir aussi accès à nos soins. Pour les interventions de cataracte et dentaires, nous aurons des sélections hebdomadaires durant toute la mission.

Quelle est ta motivation de travailler bénévolement ?

C’est ma foi qui me motive à faire ce que je fais. Préparer le terrain pour accueillir un navire-hôpital qui transformera des milliers de vies et redonnera l’espoir à tant de personnes, c’est un sacré objectif qui m’enthousiasme beaucoup !